Dans le dernier podcast, je vous expliquais que l’un des blocages les plus fréquents dans nos dialogues avec nos proches et moins proches, c’est que nous confondons stratégies et besoins. Je vous invite à (ré)écouter le podcast “La clé n°1 pour dépasser les conflits” pour plus de détails sur cette différence importante.

Dans ce podcast, je veux vous donner la suite… Quand on comprend que nous ne pouvons parvenir à un accord tant que nous sommes accrochés à nos stratégies, le dialogue peut s’ouvrir. Et quand chacun entend son besoin reconnu par l’autre, là, il y a un petit moment magique où tout peut basculer. Je vous explique pourquoi. 😉

L’ouverture du dialogue

Comme je le disais dans mon précédent podcast, nous restons bloqué sur nos positions qui concernent les moyens de combler nos valeurs et nos envies profondes. Alors que ce ne sont pas ces stratégies qui sont importantes pour nous, mais bien les besoins qu’elles viennent nourrir.  Et les moyens de satisfaire ces besoins peuvent prendre tellement de formes différentes qu’il est dommage de ne pas tenter d’en trouver un qui n’a pas d’impact sur l’autre.

Cette différence est le 1er pas vers l’ouverture du dialogue. Le 2ème pas est possible quand chacun voit son besoin reconnu par l’autre. C’est à dire quand notre interlocuteur exprime qu’il a compris le besoin qui a amené l’autre à choisir ce moyen. A ce moment là, il y a comme un déclic pour celui qui entend son besoin accepté. D’ailleurs, ça se voit physiquement. On voit la personne retomber dans sa chaise, baisser les épaules, souffler. Tout le corps évacue les tensions et s’apaise.

La collaboration

Le 2ème effet KissKool, c’est quand les 2 ont vu leurs besoins reconnus par l’autre et sont donc toutes les 2 apaisées. Là, on observe alors la collaboration se mettre en marche. Un travail commun de recherche de solutions qui conviennent à tous.

Comment ça se passe concrètement ?

Reprenons notre exemple du dernier podcast. Une personne souhaite installer des claustras pour protéger son intimité à son domicile. Le souci, c’est que ce claustras gêne son voisin qui veut profiter de la lumière du soleil pour chauffer naturellement sa maison.

Le 1er a un besoin d’intimité. Le 2nd un besoin de cohérence avec ses valeurs écolos. Comment trouver une solution qui convienne aux 2 ? Cela semble peu probable… Imaginons… Imaginons que ces 2 personnes, seules ou accompagnées par un médiateur, écoutent leurs besoins réciproques et reformulent le besoin de l’autre.

Ca pourrait donner :

“- Donc toi tu veux vraiment protéger ton intimité, pouvoir être libre de tes mouvements chez toi, sans t’inquiéter de regard potentiel ?

– Oui c’est ça. Et toi, tu es un écolo qui agit et tu veux que ta maison soit le plus possible le reflet de tes valeurs. Et ça passe entre autre par le chauffage avec le soleil.

– Tout à fait !

Là, les 2 personnes sont sorties de leurs positions qui bloquaient le dialogue. Chacune est allée sur la colline de l’autre, voir comment c’était pour elle cette situation. Le fait que l’autre soit venu sur notre colline et le fait d’être allé sur la colline de l’autre ouvre tous les possibles. A ce moment là, on baisse les armes et on a envie de co-construire. Reprenons notre exemple :

– bon, comment fait-on maintenant ? Comment puis je protéger mon intimité tout en respectant tes valeurs écolo et le chauffage de ta maison par le soleil ?

– ben je ne sais pas trop… On peut regarder sur internet quel type de claustras peuvent être transparent et flou dans un matériaux écolo ?

– Oui bien sûr. Et on peut aussi regarder d’où vient précisément le soleil pour chauffer ta maison ? Si ça se trouve, il n’y a qu’un court moment dans la journée où mon claustras viendrait limiter l’accès au soleil !

– C’est vrai. Regardons ça d’abord pour partir sur du concret. Montre moi précisément où tu veux mettre ton claustras et je prendrais des photos demain toutes les heures pour voir le trajet du soleil.

– Ok. Et je pourrai aussi limiter la taille de mon claustras au strict minimum en étudiant bien les possibilités de regards sur ma maison. Autant éviter de faire le faire déborder si y’a pas besoin !

– ça marche, on fait ça !

Voilà comme ça pourrait se passer. Vous voyez comment les possibilités émergent quand chacun est entendu et que son besoin est reconnu ? Alors chacun est disposé à réfléchir pour trouver une solution qui convienne à tous.

Personnellement, je trouve ce moment magique. Quand on bascule des positions figées à l’ouverture et la collaboration.

Si vous pensez que ce podcast peut soutenir une personne, je vous invite à le partager.

Si vous avez envie d’aller plus loin, vous pouvez consulter mon blog ou la page ressources de mon site gwenn-mediatrice.fr. Et si vous avez envie d’aller encore plus loin et d’échanger avec moi, vous pouvez réserver sur mon agenda en ligne une session découverte avec moi.

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